Pourquoi nous sommes passées au BIO

Par mode.

Par envie.

Par conviction.

À vrai dire, un peu de tout ça. À l’approche de la trentaine (MON DIEU c’est encore pire écrit noir sur blanc comme ça !), on a eu envie d’une sorte de retour aux sources, au naturel. Une prise de conscience en somme ! Aidées, il faut bien l’avouer, par l’un des seuls avantages de la trentaine : la stabilité financière. C’est sûr qu’à 20 ans, avec tes pauvres 50 euros gagnés en baby-sitting, il ne reste pas grand chose pour penser au BIO.

Et si vous pensez qu’il suffit de le dire pour y parvenir, détrompez-vous ! C’est pas si simple le BIO. Décryptage en bonne et due forme.

Côté alimentation, on privilégie depuis plusieurs années déjà le local et le sain (si c’est les deux, c’est encore mieux). De manière générale, les filières courtes. Les tomates qui viennent de Pétaouchnoc au mois de janvier : non, merci ! Ça vous parait être du bon sens mais quand sur les étals du marché, les choux se battent en duel avec les carottes, avouez que vous craqueriez bien aussi pour une bonne pêche ou un melon. Sauf que même les producteurs qui se disent « bio » ne le sont pas toujours. C’est là que ça se complique… Comment protéger sa production des épandages chimiques du voisin ? À titre d’exemple, nous avons des kilomètres de vignes (pas saines du tout, les vilains) en Savoie, et la couleur des produits pulvérisés par les viticulteurs ferait peur à la peur (et à tous les gentils fruits du producteur voisin !). La solution ? Analyser (Thèse, Antithèse, Synthèse) les étiquettes et la charte éthique des producteurs. Ou… cultiver son propre potager (on a choisi cette option, et on adoooore). Et non, dans l’assiette, le bio n’est pas toujours plus cher !

Sur le plan de la beauté, ce fut une vraie révolution dans notre salle de bain ! Quelques petits blocages de santé pour l’une et un boom hormonal pour l’autre et les gels douche senteur chewing-gum ou les shampooings à la camomille de laboratoire ont été remplacés par des produits (souvent) certifiés EcoCert. BioCoop, MademoiselleBio et autres l’Eau Vive sont vite devenus nos meilleurs amis. L’objectif ? Éviter autant que possible les perturbateurs endocriniens (on vous prépare d’ailleurs un article complet à ce sujet) et les ingrédients toxiques et cancérigènes. Oui, oui ! Rien que ça, dans la jolie crème rose bonbon que vous vous appliquez tous les jours sur la peau fine et fragile du visage ! Là encore, c’est loin d’être évident. Le « green bashing » (comprenez, vouloir paraître sain et écologique sans l’être. Merci le marketing) est malheureusement très présent et souvent très (TRÈS) bien caché ! Mais les belles photos de plantes et le vert des flacons ne nous auront pas. Il faut ici aussi éplucher les étiquettes et parfois se renseigner sur telle ou telle substance. Rassurez-vous, au bout d’un moment, on connaît par cœur celles qu’il faut éviter à tout prix.

Le bilan : sur le plan de l’alimentation, pas de changement majeur (par exemple, au niveau du transit, de la peau ou que sais-je) mais le sentiment de faire vivre les producteurs locaux et de connaître les dessous de ce que nous ingérons est extrêmement agréable et terriblement rassurant. Côté salle de bain, nos cheveux sont visiblement plus sains, plus brillants. Nos poubelles sont moins remplies (vive les cotons lavables !), et l’environnement nous remercie, et notre peau ne s’en porte que mieux.

On vous l’accorde, la transition n’est vraiment pas facile. La charge de nouvelles informations à assimiler et le changement de mode de vie peuvent être décourageants. Mais ne baissez pas les bras, le résultat en vaut vraiment la peine.

Prochaine étape : révolutionner le placard des produits d’entretien !

Marine&Anaïs
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Et vous, le bio ça vous tente ? Vous êtes déjà converti(e)s ? N’hésitez pas à partager votre avis !

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2 réflexions au sujet de « Pourquoi nous sommes passées au BIO »

  1. Ah la remise en question à l’approche de la trentaine! Oui oui je l’ai vécu! Et effectivement, ce n’est pas forcément donné de manger bio ou utiliser des cosmétiques bio. Mais sans vouloir rentrer dans la caricature, il y a de quoi se poser de réelles questions quand on voit le peu de scrupule de certains industriels/ producteurs et du peu d’intérêt qu’ils portent à notre santé. Pour ma part, un changement complet de mon alimentation et de ma routine a permis de m’y retrouver côté financier même en mangeant bio. En achetant le moins possible de produits préparés comme les biscuits, par exemple. Ca revient beaucoup moins cher de faire les choses maisons!

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    1. Tout à fait. On avait encore ce débat hier avec des amis. Les idées reçues sont malheureusement encore bien présentes à propos des prix du bio. Pourtant, comptes à la clé, on peut assurer qu’on ne dépense pas plus en courses (peut-être un peu en cosmétiques mais parce qu’on est des testeuses compulsives 🙂 ). On consomme juste mieux ! Merci de ton commentaire.

      Aimé par 1 personne

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